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LEBESSON SUR SON 21 !
Le dernier carré des France était une fois de plus squatté par les Mousquetaires. A Dreux, Jean-Philippe Gatien, a pu constater que finalement les années n’avaient pas de prise sur ses anciens collègues. Le temps passe pourtant : c’est exactement il y a 16 ans que Philou est devenu champion du Monde, un beau 23 mai 1993 à Göteborg. Pour se hisser en demi-finales, les anciens avaient fait le ménage dans un tableau auquel ils sont abonnés.
Damien Eloi démontrait qu’il était en forme même si Brice Ollivier, tombeur de Mattenet hier, lui chipait 2 sets et le poussait jusqu’aux avantages du 6ème. Dans un match spectaculaire et accroché jusqu’au dénouement, Christophe Legoût entrait une fois de plus en demi-finales aux dépens de Cédric Mirault. Emmanuel Lebesson croquait Loïc Bobillier en quatre petits sets. Une façon aussi de marquer les esprits pour les Mousquetaires puisque Chila pointait aussi au rendez-vous des demies. Le champion de France en titre avait parfaitement négocié le quart de finale sur le vice-champion de France, Dorin Calus.
Un 4/0 qui envoyait le Levalloisien dans le dernier carré. Mais face à Emmanuel Lebesson, la demi-finale ne s’annonçait pas simple. Le duel entre Legoût et Eloi, indécis aussi.
Legoût tout près de rentrer en finale
Legoût attaqua tambours battants la demi-finale, au point de mener 3/0 et que plus personne ne mise sur un retour d’Eloi. "Il était temps de faire quelque chose, confia le Normand. Je me suis pas désuni et j’ai trouvé un service qui l’a gêné." Les deux garçons n’ont été sacrés qu’une seule fois champion de France et ils se sont bagarrés comme des cadets pour cette place en finale qui passera sous le nez d’un Legoût affûté mais qui n’a pas su conclure. "Je n’ai pas de regrets d’avoir perdu face à Damien. Surtout d’avoir mené 3/0 puis 3/1 10-10 sans conclure. Maintenant je serais déçu si je ne remportais pas le double."
Le public attendait la 2ème demi-finale entre les deux futurs coéquipiers à Levallois : Patrick Chila, quatre fois sacrés et tenant du titre et Emmanuel Lebesson qui incarne avec Adrien Mattenet la relève tricolore. Lebesson n’était pas impressionné : il réalisa de nombreux enchaînements rapides et payants et ne sembla pas gêné par les services de Maître Chila. Il mena 3/0 avant de sortir du match, tout seul. Une baisse de régime dont profita évidemment Chila pour revenir à 2/3. Mais le sociétaire de Saint-Denis, qui a largement contribué au maintien de son club en Pro A avant de rejoindre le voisin levalloisien, enleva le match 4/2. "J’ai des jambes de quadra. C’était difficile car je suis mal rentré dans le match. Il s’est un peu déconcentré après 3/0 mais il a bien joué. En finale face à Damien ? C’est du 50-50", pronostiquait le tenant du titre.
Un duel de fougueux
Avec l’ogre Gatien qui a remporté 13 titres, Damien Eloi ne compte qu’un seul titre individuel malgré sa remarquable carrière internationale. En 2004 à Laval, le Normand décrochait son premier titre du simple après quatre finales perdues. Cet après-midi dans l’Eure-et-Loir, Emmanuel Lebesson, 21 ans, disputait sa première finale… alors qu’il n’était pas né lorsque Damien Eloi participa à ses premiers France, en 1985, à Saint-Pierre du Mont dans les Landes. Il avait alors 16 ans et s’il fêtera en juillet son 40ème anniversaire, il a préparé avec enthousiasme ce rendez-vous toujours excitant. Mais voilà, la finale a tourné court, très court même. Un 4/0 vite expédié après une finale féminine à rallonge. Emmanuel Lebesson a dominé le match avec une maîtrise étonnante pour une première.
Le calme entre les échanges et la violence sur la table. Car la première balle de Lebesson est terriblement lourde et puissante. Les réglages étaient parfaits et la belle mécanique ne s’est pas enrayée : Eloi a du s’incliner sans avoir pu semer le doute, contrarier le dessein du Niortais. "Je n’ai jamais pu rentrer dans le match. Il a très bien joué, voilà beaucoup attendaient que les "vieux" perdent, c’est fait. On était trois en demies, l’an prochain on reculera peut-être puis on finira par ne plus venir, lâchait avec un brin de nostalgie Damien Eloi digne dans la défaite.
Manu Lebesson, après avoir reçu les félicitations des Mousquetaires, livrait ses premiers mots à une presse plus nombreuse qu’à l’accoutumée. "Franchement je suis super heureux. J’ai réussi un match parfait en finale et j’ai pris le dessus. Les trois fois précédentes j’avais perdu au premier tour et là je gagne. A 9/3 au 4ème set, j’ai vu que c’était fait et j’ai pensé au titre. C’est génial car je ne m’y attendais pas en venant ici. Je visais le podium. Les Mousquetaires m’ont fait rêver et c’est symbolique d’avoir du les battre pour gagner. Ce sont des supers mecs et voilà je le dis, ils étaient mes idoles, confiait un Lebeson qui rayonnait de sérénité. "Je réaliserai demain en me levant. Avec Adrien (Mattenet), on va continuer pour atteindre nos objectifs sur la scène internationale. A commencer cette semaine par l’Open de Biélorussie.
"Je l’ai félicité bien sûr, confia le DTN, Michel Gadal. Mais il faut maintenant enchainer sur la scène internationale à commencer le week-end prochain par l’open de Biélorussie. Ce titre est un bon temps de passage pour Emmanuel et pour tous les jeunes qui arrivent. Mais j’ai trop d’affection pour les anciens pour les voir perdre"
Legoût et Martinez renouent avec la victoire.
Ils étaient tout rigolards. Victorieux en 2007 à Orléans, Christophe Legoût et Michel Martinez ont remporté le tire du double messieurs aux dépens de Eric Varin et Patrick Chila en quatre sets (3/1). Les joueurs de Istres Ouest Provence ont dominé cette finale et repartent avec une nouvelle médaille d’or dans cette épreuve du double. Ils avaient aussi écarté en demies les tenants du titre, la paire Lebesson-Mattenet. Legoût-Martinez étaient bien les plus forts à Dreux et remettront leur titre en jeu l’an prochain à Nîmes. Christophe Legoût compte désormais 6 titres (avec Chila et Eloi et deux avec Desprès et Martinez). "Je serais déçu si je ne gagnais pas le double, avait prévenu Legoût après la demi-finale du simple. Varin et Chila, victorieux de Calus-Filimon en demies, avaient une petite mine en quittant l’aire de jeu.
LI XUE SE FAIT CONNAÎTRE !
Naturalisée Française il y a exactement six mois (le 24 novembre 2008), Li Xue décroche un premier titre de championne de France du simple. Elle s’est imposée au terme d’une finale haletante 4/3 face à la tenante du titre, Xian Yi Fang.
Depuis 2006, l’affiche de la finale féminine était la même : Xian Yi Fang - Carole Grundisch. Cette fois, les deux filles se sont croisées en demi-finales. Carole Grundisch, battue l’an passé à Antibes après trois titres consécutifs, retrouvait sa coéquipière en équipe de France, Xian Yi Fang. La Franc-Comtoise mena 2 sets à 0 et semblait à son aise. Ses attaques fusaient et Xian, la défenseuse, subissait les coups de butoir de la joueuse du KB. Grundisch ne parvenait pas à repartir sur le même rythme et voyait son avance se réduire (2/2 avant de se faire dépasser et de craquer au 6ème.
L’autre demie était déséquilibrée entre Li Xue et Aurore Dessaint, la championne de France junior venue à bout d’Audrey Mattenet médaillée l’an passé à Antibes. "En sortant de poule, il faut avoir un tableau pour faire médaille. Je n’avais pas d’objectif avant de venir mais c’est vrai qu’en regardant le tableau, je me suis dit qu’il y avait peut-être une opportunité, déclarait avec un large sourire Aurore Dessaint. Battue 4/0 par Li Xue, Aurore savourait son beau week-end à Dreux. C’est donc un duel de défenseuses qui se dessinait. Une première pour une finale du championnat de France, jamais deux défenseuses n’avaient croisé le fer. Jamais aussi deux joueuses formées en Chine ne s’étaient affrontées pour le dénouement que l’on sait : un titre national. S’il a fallu avoir recours à la règle de l’accélération et à un arbitre désigné au comptage des échanges, le match s’éternisa (près de 01h30) et au bout du bout de la manche décisive, c’est Li Xue qui ravissait le titre à Xian Yi Fang. "Je n’ai pas pu retenir ma larme, pardon. J’ai dû être patiente. Je me suis accrochée et voilà. Pour une première participation, j’étais impressionnée.
Née il y a 24 ans en Chine, elle a rejoint l’Insep en 2002 dans le cadre d’un accord avec la fédération chinoise. L’objectif ? Aider les pongistes tricolores à mieux jouer sur défense. Xue a séduit par sa gentillesse et son investissement. Elle a appris la langue de Molière et si elle réside toujours à l’Insep, elle défend depuis 2005 les couleurs de Souché Niort qu’elle a contribué à faire monter en Pro A. Après le triplé de Grundisch et le succès de Xian, c’est la troisième championne de France en trois ans. Si Li Xue pourra disputer les Jeux Olympiques, à condition bien entendu qu’elle se qualifie, elle ne pourra pas participer aux championnats d’Europe et du Monde. Elle a obtenu la nationalité française après le 1er septembre 2008 et par conséquent elle tombe sous le coup de la nouvelle règle instaurée par la fédération internationale (ITTF) qui empêche toute joueuse de jouer pour un autre pays que celui d’origine.
Le double dames pour Agnès Le Lannic et Elisabeth Gladieux.
Victorieuses en 2007 à Orléans, Carole Grundisch et Sylvie Plaisant étaient en piste pour remporter un 2ème titre national. Mais l’association entre la défenseuse de métier, Agnès Le Lannic et Elisabeth Gladieux régulièrement présente dans le dernier carré du double dames, a parfaitement fonctionné. Les attaques des filles du KB n’ont pas toujours fait mouche et la médaille d’or est tombée dans l’escarcelle de Le Lannic et Gladieux. Elle succèdent à Ioana Popescu et Marine Zanardi battues à Dreux dès le premier tour. Laura Blanco et Vanessa Nunez-Dirment, Claire Clavier et Christelle Durand sont aussi montées sur le podium pour prendre le bronze.
Principaux résultats et médailles :
Simple dames :
Finale : Li Xue (Souché Niort TT) - Xian Yi Fang (Grand Quevilly) 4/3 (7/11 11/4 11/4 9/11 6/11 12/10 11/8)
Demi-finales :
Xian Yi Fang (Grand Quevilly) - Carole Grundisch (US Kremlin Bicêtre) 4/2 (8/11 3/11 11/8 11/8 11/5 11/7)
Li Xue (Souché Niort TT) - Aurore Dessaint (Saint Quentin TT) 4/0 (11/5 11/2 11/3 11/7)
Double dames :
Finale : Gladieux et Le Lannic (TT Joué Lès Tours / SMEC Metz) - Grundisch et Plaisant (US Kremlin Bicêtre) 3/1 (12/10 7/11 12/10 11/9)
Demi-finales :
Gladieux et Le Lannic (TT Joué Lès Tours / SMEC Metz) b Blanco et Nunez-Dirment (US Créteil TT / AUVR Rilleux) 3/1 (7/11 11/9 11/6 11/6)
Grundisch et Plaisant (US Kremlin Bicêtre) b Clavier et Durand (ASL Beaufou Vendée / Haute Correze TT) 3/2 (16/14 11/9 9/11 5/11 11/4)
Simple messieurs :
Finale : Emmanuel Lebesson (US Saint-Denis TT93) - Damien Eloi (Levallois SCTT) 4/0 (11/4 11/8 11/5 11/3)
Demi-finales :
Damien Eloi (Levallois SCTT) - Christophe Legoût (Istres Ouest Provence) 4/3 (8/11 9/11 7/11 11/7 12/10 11/9 11/5)
Emmanuel Lebesson (US Saint-Denis TT93) - Patrick Chila (Levallois SCTT) 4/2 (11/9 11/7 11/7 5/11 3/11 11/5)
Double messieurs :
Finale : Legoût et Martinez (Istres Ouest Provence) - Chila et Varin (Levallois SCTT / CAM Bordeaux) 3/1 (13/11 11/6 10/12 11/3)
Demi-finales :
Legoût et Martinez (Istres Ouest Provence) - Lebesson et Mattenet (US Saint-Denis TT93 / CTT Beauchamp) 3/2 (11/4 11/3 6/11 8/11 12/10)
Chila et Varin (Levallois SCTT / CAM Bordeaux) - Calus et Filimon (La Romagne SS / US Saint-Denis TT93) 3/2 (11/6 11/5 8/11 8/11 11/8)
Top 8 Handisports (fauteuil)
Finale : Emeric Martin - Christophe Durand 3/0
Demi-finales :
Christophe Durand (CS Charcot) - Florian Merrien (SPO Rouen) 3/2
Emeric Martin (Argentan Bayard) - Jean-Philippe Robin (Aiffres) 3/0
RESULTATS Capucine et Dienouma
Capucine termine 3 éme de poule et ne se qualifie pas pour le tableau final, suite à ces deux défaites contre Saul (N°114) 4/2 et Giraud (N°106) 4/1.
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Dienouma était qualifiée directement pour le tableau final, en 1/16 éme de final victoire contre Lesueur Aude (N°110) 4/2, défaite en 1/8 éme de final contre Mattenet Audrey (N°30) 4/1.
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Communiqué avant les 1/4 finale
La championne de France juniors, quatre fois titrées, est en quarts de finale. Aurore Dessaint est venue à bout de Sylvie Plaisant au terme d’un match très accroché et tendu : une victoire obtenue 12/10 au 7ème. Face à la recordwoman des médailles aux championnats de France (plus de 30 médailles), Aurore Dessaint a su maîtriser ses nerfs pour s’offrir une place en quarts.
Au premier tour, elle avait battu Nathalie Cahoreau. Dans le tableau féminin, on retrouve en quarts toutes les prétendantes au podium. Particularité, quatre défenseuses sont présentes à ce niveau. Le haut du tableau mettra d’ailleurs aux prises Xian Yi Fang, la tenant du titre, à Agnès Le Lannic. Un duel de défenseuses qui s’annonce passionnant et un tantinet longuet ! Carole Grundisch, trois fois championne de France de 2005 à 20007, devra aussi batailler face à une défenseuse puisque Christelle Durand a réussi à écarter Julia Silvestre après avoir été menée 3/1. En bas du tableau, Audrey Mattenet et Aurore Dessaint, coéquipières en double, se feront face dans un duel qui semble très équilibré.
Il faut rappeler qu’Audrey avait décroché la médaille de bronze l’an passé à Antibes. Pour Aurore Dessaint, c’est une première à ce niveau. Enfin, Li Xue, tête de série n°2 défiera Ioana Popescu. La joueuse d’origine roumaine a perdu sa couronne en double associée à Marine Zanardi. Les championnes de France 2008 ont subi la loi de la paire Gasnier - Levêque. Claire Clavier et Christelle Durand, finalistes l’an passé, tenteront de faire aussi bien. Cela passera par un succès sur Grundisch et Plaisant, la paire tête de série n°1. L’autre partie du tableau mettra aux prises Blanco-Nunez-Dirment à Gladieux-Le Lannic.
Le Breton - Bobillier - Ollivier en vedette
A l’instar des filles, le champion de France junior a fait aussi parler de lui. En seizièmes de finale, Thomas Le Breton a livré un match appliqué pour battre Armand Phung, l’un des tauliers du ping français. "Il a beaucoup progressé en remise-service, je l’ai trouvé rigoureux, confiait Armand Phung déçu mais pas abattu. De plus je n’ai pas fait un bon match et il n’y a rien à dire, le 4/0 est logique," commentait beau joueur le sociétaire de la Romagne, "victime" d’un jeûnot. Le Breton tirait évidemment un bilan positif de ces France : "j’ai fait un beau parcours avec mes victoires sur Elensky et Phung.. Après Thionville et Vern-Sur-Seiche, c’est un bon enchaînement. Nous partons mardi en Pologne pour le WJC, c’est la dernière des quatre épreuves à bien négocier avant les CEJ."
Il fallait attendre le tour suivant pour alimenter les gazettes car les autres tables ne livraient pas de surprises avant les huitièmes de finale. Les Mousquetaires, parfois en souffrance comme le champion en titre Patrick Chila, face à Jérôme Provost, sont toujours là. Non, c’est Adrien Mattenet et Michel Martinez qui manquent demain à l’appel. Adrien Mattenet avait une étiquette de favori, après sa médaille de bronze acquise l’an passé et sa progression sur la scène internationale. Face à Brice Ollivier, ancien médaillé cadet sur le Vieux Continent, Adrien Mattenet a dû ranger sa raquette après sept manches d’un match sous tension. "Je ne l’avais jamais perdu jusqu’à présent, souriait Brice Olivier, un brin revanchard. Je l’ai bien joué tactiquement et pris à la gorge pour l’empêcher de développer son jeu. J’ai réalisé une bonne saison à la Romagne, c’est donc un résultat dans la continuité." Il défiera demain Damien Eloi, tête de série n°1 et qui a le mieux négocié sa journée. Il sera l’homme à battre demain d’autant qu’il fait l’impasse sur le double ce qui peut compter dans une journée si dense.
D’un duel de Franciliens, c’est le Dyonisien Cédric Mirault qui a battu le jeune isséen Le Breton. Legoût battait son ex-coéquipier en double à l’époque où es 2 joueurs évoluaient à Levallois, Rodolphe Desprès. Michel Martinez, souvent cités parmi les favoris, sortait aussi prématurément. C’est Loïc Bobillier qui a été son bourreau dans un match à sens unique pour une victoire 4/1. Bobillier, exilé en Allemagne dans ce qui s’apparente à une petite Pro B, savourait. "J’ai fait un mauvais open des Flandres le week-end passé. En revanche ici les sensations sont là. J’ai eu ma chance au niveau international mais je n’ai pas renoncé. Je sais que je peux faire encore mieux."
Il affrontera demain Emmanuel Lebesson sorti vainqueur d’une jolie partie face à Jérôme Bahuaud qui a remporté la palme du fair-play en contredisant les arbitres… Sur une balle de match en faveur de Lebesson. Un geste plein d’élégance qui a forcé le respect : "Il est super fair-play, c’est à lui qu’il faut tirer un coup de chapeau, dira Lebesson déjà tourné vers les quarts de finalet et son duel face à Bobillier. Patrick Chila, malmené par le Chartrain Provost est en quarts là où selon lui, le tournoi débute… Il retrouvera celui qu’il avait battu en finale à Orléans en 2007, Dorin Calus. Ce dernier a écarté un ancien champion de France, Sébastien Jover. Ce dernier, avec Phung a aussi été sorti du double où il nourrissait quelques espoirs.
En double, les tenants Lebesson-Matetnet sont en lice pour défendre leur titre face à des paires toutes solides, Legoût-Martinez, Chila-Varin et les sympathiques mais redoutables "Roumains" Filimom-Calus.
Poules féminines
1. Abbat N°95 / Cresson N°233
2. Nivelle N°102 / Noyer N°187 / Andorin N°232
3. Blanco N°93 / Duron N°243 / Verney N°144
4. Lengert N°124 / Gasnier N°154 / Clairand (cl 25)
5. Bocquier N°242 / Perrin (cl 30) / Gendronneau N°204
6. Dessaint N°83 / Salmon N°179 / Labarthe N°252
7. Saul N°114 / Giraud c N°106 / Alnot Capucine N°177
8. Lennon N°79 / Giraud m N°155 / Fournier (cl 25)
9. Chung N°85 / Loeuillette N°130 / Vancamberg N°161
10. Brunet N°105 / Guittet N°174 / Quelen (cl 25)
11. Pang N°160 / Ebner N°160 / Legay N°169
12. Vincent (cl 25) / Chatenay N°99 / Remaud (cl 25)
13. Nunez Dirment N°121 / Sanchez N°132 / Ehret N°274
14. Jacquot N°170 / Schreck N°147 / Schaeffer N°202
15. Jean N°139 / Leloup N°109 / Arguelles N°158
16. Leveque N°167 / Pavot N°112 / Lesueur N°110
Poules Masculines
1. Remy N°71 / Lezin N°215
2. Bahuaud N°59 / Maillard N°207
3. Dairon N°357 / Pietropaoli N°101
4. Samouillan N°119 / Lepage N°202 / Robinot N°264
5. Molin N°219 / Hergault N°109 / Lavergne N°248
6. Gaudelas N°107 / Jean guill. N°240 / Rivoal N°213
7. Elensky N°74 / Le Breton N°142 / Serisier N°267
8. Besozzi N°157 / Diaw N°300 / Fondin N°549
9. Duranspahic N°100 / Roucher N°395 / Brosson N°532
10. Devaux N°120 / Jean grég. N°308 / Surand N°269
11. Baubet N°88 / Fernand N°231 / Pauly N°153
12. Debruyères N°141 / Bezard N°123 / Dhotel N°329
13. Lo N°67 / Breut N°172 / Pantelimon N°165
14. Bouriah N°252 / Drop N°115 / Varlet N°312
15. Durand N°75 / Quentel N°69 / Le Guen N°121
16. Reiland N°82 / Provost N°77 / Maillot N°844
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LEBESSON SUR SON 21 !
Le dernier carré des France était une fois de plus squatté par les Mousquetaires. A Dreux, Jean-Philippe Gatien, a pu constater que finalement les années n’avaient pas de prise sur ses anciens collègues. Le temps passe pourtant : c’est exactement il y a 16 ans que Philou est devenu champion du Monde, un beau 23 mai 1993 à Göteborg. Pour se hisser en demi-finales, les anciens avaient fait le ménage dans un tableau auquel ils sont abonnés.
Damien Eloi démontrait qu’il était en forme même si Brice Ollivier, tombeur de Mattenet hier, lui chipait 2 sets et le poussait jusqu’aux avantages du 6ème. Dans un match spectaculaire et accroché jusqu’au dénouement, Christophe Legoût entrait une fois de plus en demi-finales aux dépens de Cédric Mirault. Emmanuel Lebesson croquait Loïc Bobillier en quatre petits sets. Une façon aussi de marquer les esprits pour les Mousquetaires puisque Chila pointait aussi au rendez-vous des demies. Le champion de France en titre avait parfaitement négocié le quart de finale sur le vice-champion de France, Dorin Calus.
Un 4/0 qui envoyait le Levalloisien dans le dernier carré. Mais face à Emmanuel Lebesson, la demi-finale ne s’annonçait pas simple. Le duel entre Legoût et Eloi, indécis aussi.
Legoût tout près de rentrer en finale
Legoût attaqua tambours battants la demi-finale, au point de mener 3/0 et que plus personne ne mise sur un retour d’Eloi. "Il était temps de faire quelque chose, confia le Normand. Je me suis pas désuni et j’ai trouvé un service qui l’a gêné." Les deux garçons n’ont été sacrés qu’une seule fois champion de France et ils se sont bagarrés comme des cadets pour cette place en finale qui passera sous le nez d’un Legoût affûté mais qui n’a pas su conclure. "Je n’ai pas de regrets d’avoir perdu face à Damien. Surtout d’avoir mené 3/0 puis 3/1 10-10 sans conclure. Maintenant je serais déçu si je ne remportais pas le double."
Le public attendait la 2ème demi-finale entre les deux futurs coéquipiers à Levallois : Patrick Chila, quatre fois sacrés et tenant du titre et Emmanuel Lebesson qui incarne avec Adrien Mattenet la relève tricolore. Lebesson n’était pas impressionné : il réalisa de nombreux enchaînements rapides et payants et ne sembla pas gêné par les services de Maître Chila. Il mena 3/0 avant de sortir du match, tout seul. Une baisse de régime dont profita évidemment Chila pour revenir à 2/3. Mais le sociétaire de Saint-Denis, qui a largement contribué au maintien de son club en Pro A avant de rejoindre le voisin levalloisien, enleva le match 4/2. "J’ai des jambes de quadra. C’était difficile car je suis mal rentré dans le match. Il s’est un peu déconcentré après 3/0 mais il a bien joué. En finale face à Damien ? C’est du 50-50", pronostiquait le tenant du titre.
Un duel de fougueux
Avec l’ogre Gatien qui a remporté 13 titres, Damien Eloi ne compte qu’un seul titre individuel malgré sa remarquable carrière internationale. En 2004 à Laval, le Normand décrochait son premier titre du simple après quatre finales perdues. Cet après-midi dans l’Eure-et-Loir, Emmanuel Lebesson, 21 ans, disputait sa première finale… alors qu’il n’était pas né lorsque Damien Eloi participa à ses premiers France, en 1985, à Saint-Pierre du Mont dans les Landes. Il avait alors 16 ans et s’il fêtera en juillet son 40ème anniversaire, il a préparé avec enthousiasme ce rendez-vous toujours excitant. Mais voilà, la finale a tourné court, très court même. Un 4/0 vite expédié après une finale féminine à rallonge. Emmanuel Lebesson a dominé le match avec une maîtrise étonnante pour une première.
Le calme entre les échanges et la violence sur la table. Car la première balle de Lebesson est terriblement lourde et puissante. Les réglages étaient parfaits et la belle mécanique ne s’est pas enrayée : Eloi a du s’incliner sans avoir pu semer le doute, contrarier le dessein du Niortais. "Je n’ai jamais pu rentrer dans le match. Il a très bien joué, voilà beaucoup attendaient que les "vieux" perdent, c’est fait. On était trois en demies, l’an prochain on reculera peut-être puis on finira par ne plus venir, lâchait avec un brin de nostalgie Damien Eloi digne dans la défaite.
Manu Lebesson, après avoir reçu les félicitations des Mousquetaires, livrait ses premiers mots à une presse plus nombreuse qu’à l’accoutumée. "Franchement je suis super heureux. J’ai réussi un match parfait en finale et j’ai pris le dessus. Les trois fois précédentes j’avais perdu au premier tour et là je gagne. A 9/3 au 4ème set, j’ai vu que c’était fait et j’ai pensé au titre. C’est génial car je ne m’y attendais pas en venant ici. Je visais le podium. Les Mousquetaires m’ont fait rêver et c’est symbolique d’avoir du les battre pour gagner. Ce sont des supers mecs et voilà je le dis, ils étaient mes idoles, confiait un Lebeson qui rayonnait de sérénité. "Je réaliserai demain en me levant. Avec Adrien (Mattenet), on va continuer pour atteindre nos objectifs sur la scène internationale. A commencer cette semaine par l’Open de Biélorussie.
"Je l’ai félicité bien sûr, confia le DTN, Michel Gadal. Mais il faut maintenant enchainer sur la scène internationale à commencer le week-end prochain par l’open de Biélorussie. Ce titre est un bon temps de passage pour Emmanuel et pour tous les jeunes qui arrivent. Mais j’ai trop d’affection pour les anciens pour les voir perdre"
Legoût et Martinez renouent avec la victoire.
Ils étaient tout rigolards. Victorieux en 2007 à Orléans, Christophe Legoût et Michel Martinez ont remporté le tire du double messieurs aux dépens de Eric Varin et Patrick Chila en quatre sets (3/1). Les joueurs de Istres Ouest Provence ont dominé cette finale et repartent avec une nouvelle médaille d’or dans cette épreuve du double. Ils avaient aussi écarté en demies les tenants du titre, la paire Lebesson-Mattenet. Legoût-Martinez étaient bien les plus forts à Dreux et remettront leur titre en jeu l’an prochain à Nîmes. Christophe Legoût compte désormais 6 titres (avec Chila et Eloi et deux avec Desprès et Martinez). "Je serais déçu si je ne gagnais pas le double, avait prévenu Legoût après la demi-finale du simple. Varin et Chila, victorieux de Calus-Filimon en demies, avaient une petite mine en quittant l’aire de jeu.
LI XUE SE FAIT CONNAÎTRE !
Naturalisée Française il y a exactement six mois (le 24 novembre 2008), Li Xue décroche un premier titre de championne de France du simple. Elle s’est imposée au terme d’une finale haletante 4/3 face à la tenante du titre, Xian Yi Fang.
Depuis 2006, l’affiche de la finale féminine était la même : Xian Yi Fang - Carole Grundisch. Cette fois, les deux filles se sont croisées en demi-finales. Carole Grundisch, battue l’an passé à Antibes après trois titres consécutifs, retrouvait sa coéquipière en équipe de France, Xian Yi Fang. La Franc-Comtoise mena 2 sets à 0 et semblait à son aise. Ses attaques fusaient et Xian, la défenseuse, subissait les coups de butoir de la joueuse du KB. Grundisch ne parvenait pas à repartir sur le même rythme et voyait son avance se réduire (2/2 avant de se faire dépasser et de craquer au 6ème.
L’autre demie était déséquilibrée entre Li Xue et Aurore Dessaint, la championne de France junior venue à bout d’Audrey Mattenet médaillée l’an passé à Antibes. "En sortant de poule, il faut avoir un tableau pour faire médaille. Je n’avais pas d’objectif avant de venir mais c’est vrai qu’en regardant le tableau, je me suis dit qu’il y avait peut-être une opportunité, déclarait avec un large sourire Aurore Dessaint. Battue 4/0 par Li Xue, Aurore savourait son beau week-end à Dreux. C’est donc un duel de défenseuses qui se dessinait. Une première pour une finale du championnat de France, jamais deux défenseuses n’avaient croisé le fer. Jamais aussi deux joueuses formées en Chine ne s’étaient affrontées pour le dénouement que l’on sait : un titre national. S’il a fallu avoir recours à la règle de l’accélération et à un arbitre désigné au comptage des échanges, le match s’éternisa (près de 01h30) et au bout du bout de la manche décisive, c’est Li Xue qui ravissait le titre à Xian Yi Fang. "Je n’ai pas pu retenir ma larme, pardon. J’ai dû être patiente. Je me suis accrochée et voilà. Pour une première participation, j’étais impressionnée.
Née il y a 24 ans en Chine, elle a rejoint l’Insep en 2002 dans le cadre d’un accord avec la fédération chinoise. L’objectif ? Aider les pongistes tricolores à mieux jouer sur défense. Xue a séduit par sa gentillesse et son investissement. Elle a appris la langue de Molière et si elle réside toujours à l’Insep, elle défend depuis 2005 les couleurs de Souché Niort qu’elle a contribué à faire monter en Pro A. Après le triplé de Grundisch et le succès de Xian, c’est la troisième championne de France en trois ans. Si Li Xue pourra disputer les Jeux Olympiques, à condition bien entendu qu’elle se qualifie, elle ne pourra pas participer aux championnats d’Europe et du Monde. Elle a obtenu la nationalité française après le 1er septembre 2008 et par conséquent elle tombe sous le coup de la nouvelle règle instaurée par la fédération internationale (ITTF) qui empêche toute joueuse de jouer pour un autre pays que celui d’origine.
Le double dames pour Agnès Le Lannic et Elisabeth Gladieux.
Victorieuses en 2007 à Orléans, Carole Grundisch et Sylvie Plaisant étaient en piste pour remporter un 2ème titre national. Mais l’association entre la défenseuse de métier, Agnès Le Lannic et Elisabeth Gladieux régulièrement présente dans le dernier carré du double dames, a parfaitement fonctionné. Les attaques des filles du KB n’ont pas toujours fait mouche et la médaille d’or est tombée dans l’escarcelle de Le Lannic et Gladieux. Elle succèdent à Ioana Popescu et Marine Zanardi battues à Dreux dès le premier tour. Laura Blanco et Vanessa Nunez-Dirment, Claire Clavier et Christelle Durand sont aussi montées sur le podium pour prendre le bronze.
Principaux résultats et médailles :
Simple dames :
Finale : Li Xue (Souché Niort TT) - Xian Yi Fang (Grand Quevilly) 4/3 (7/11 11/4 11/4 9/11 6/11 12/10 11/8)
Demi-finales :
Xian Yi Fang (Grand Quevilly) - Carole Grundisch (US Kremlin Bicêtre) 4/2 (8/11 3/11 11/8 11/8 11/5 11/7)
Li Xue (Souché Niort TT) - Aurore Dessaint (Saint Quentin TT) 4/0 (11/5 11/2 11/3 11/7)
Double dames :
Finale : Gladieux et Le Lannic (TT Joué Lès Tours / SMEC Metz) - Grundisch et Plaisant (US Kremlin Bicêtre) 3/1 (12/10 7/11 12/10 11/9)
Demi-finales :
Gladieux et Le Lannic (TT Joué Lès Tours / SMEC Metz) b Blanco et Nunez-Dirment (US Créteil TT / AUVR Rilleux) 3/1 (7/11 11/9 11/6 11/6)
Grundisch et Plaisant (US Kremlin Bicêtre) b Clavier et Durand (ASL Beaufou Vendée / Haute Correze TT) 3/2 (16/14 11/9 9/11 5/11 11/4)
Simple messieurs :
Finale : Emmanuel Lebesson (US Saint-Denis TT93) - Damien Eloi (Levallois SCTT) 4/0 (11/4 11/8 11/5 11/3)
Demi-finales :
Damien Eloi (Levallois SCTT) - Christophe Legoût (Istres Ouest Provence) 4/3 (8/11 9/11 7/11 11/7 12/10 11/9 11/5)
Emmanuel Lebesson (US Saint-Denis TT93) - Patrick Chila (Levallois SCTT) 4/2 (11/9 11/7 11/7 5/11 3/11 11/5)
Double messieurs :
Finale : Legoût et Martinez (Istres Ouest Provence) - Chila et Varin (Levallois SCTT / CAM Bordeaux) 3/1 (13/11 11/6 10/12 11/3)
Demi-finales :
Legoût et Martinez (Istres Ouest Provence) - Lebesson et Mattenet (US Saint-Denis TT93 / CTT Beauchamp) 3/2 (11/4 11/3 6/11 8/11 12/10)
Chila et Varin (Levallois SCTT / CAM Bordeaux) - Calus et Filimon (La Romagne SS / US Saint-Denis TT93) 3/2 (11/6 11/5 8/11 8/11 11/8)
Top 8 Handisports (fauteuil)
Finale : Emeric Martin - Christophe Durand 3/0
Demi-finales :
Christophe Durand (CS Charcot) - Florian Merrien (SPO Rouen) 3/2
Emeric Martin (Argentan Bayard) - Jean-Philippe Robin (Aiffres) 3/0
RESULTATS Capucine et Dienouma
Capucine termine 3 éme de poule et ne se qualifie pas pour le tableau final, suite à ces deux défaites contre Saul (N°114) 4/2 et Giraud (N°106) 4/1.
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Dienouma était qualifiée directement pour le tableau final, en 1/16 éme de final victoire contre Lesueur Aude (N°110) 4/2, défaite en 1/8 éme de final contre Mattenet Audrey (N°30) 4/1.
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Communiqué avant les 1/4 finale
La championne de France juniors, quatre fois titrées, est en quarts de finale. Aurore Dessaint est venue à bout de Sylvie Plaisant au terme d’un match très accroché et tendu : une victoire obtenue 12/10 au 7ème. Face à la recordwoman des médailles aux championnats de France (plus de 30 médailles), Aurore Dessaint a su maîtriser ses nerfs pour s’offrir une place en quarts.
Au premier tour, elle avait battu Nathalie Cahoreau. Dans le tableau féminin, on retrouve en quarts toutes les prétendantes au podium. Particularité, quatre défenseuses sont présentes à ce niveau. Le haut du tableau mettra d’ailleurs aux prises Xian Yi Fang, la tenant du titre, à Agnès Le Lannic. Un duel de défenseuses qui s’annonce passionnant et un tantinet longuet ! Carole Grundisch, trois fois championne de France de 2005 à 20007, devra aussi batailler face à une défenseuse puisque Christelle Durand a réussi à écarter Julia Silvestre après avoir été menée 3/1. En bas du tableau, Audrey Mattenet et Aurore Dessaint, coéquipières en double, se feront face dans un duel qui semble très équilibré.
Il faut rappeler qu’Audrey avait décroché la médaille de bronze l’an passé à Antibes. Pour Aurore Dessaint, c’est une première à ce niveau. Enfin, Li Xue, tête de série n°2 défiera Ioana Popescu. La joueuse d’origine roumaine a perdu sa couronne en double associée à Marine Zanardi. Les championnes de France 2008 ont subi la loi de la paire Gasnier - Levêque. Claire Clavier et Christelle Durand, finalistes l’an passé, tenteront de faire aussi bien. Cela passera par un succès sur Grundisch et Plaisant, la paire tête de série n°1. L’autre partie du tableau mettra aux prises Blanco-Nunez-Dirment à Gladieux-Le Lannic.
Le Breton - Bobillier - Ollivier en vedette
A l’instar des filles, le champion de France junior a fait aussi parler de lui. En seizièmes de finale, Thomas Le Breton a livré un match appliqué pour battre Armand Phung, l’un des tauliers du ping français. "Il a beaucoup progressé en remise-service, je l’ai trouvé rigoureux, confiait Armand Phung déçu mais pas abattu. De plus je n’ai pas fait un bon match et il n’y a rien à dire, le 4/0 est logique," commentait beau joueur le sociétaire de la Romagne, "victime" d’un jeûnot. Le Breton tirait évidemment un bilan positif de ces France : "j’ai fait un beau parcours avec mes victoires sur Elensky et Phung.. Après Thionville et Vern-Sur-Seiche, c’est un bon enchaînement. Nous partons mardi en Pologne pour le WJC, c’est la dernière des quatre épreuves à bien négocier avant les CEJ."
Il fallait attendre le tour suivant pour alimenter les gazettes car les autres tables ne livraient pas de surprises avant les huitièmes de finale. Les Mousquetaires, parfois en souffrance comme le champion en titre Patrick Chila, face à Jérôme Provost, sont toujours là. Non, c’est Adrien Mattenet et Michel Martinez qui manquent demain à l’appel. Adrien Mattenet avait une étiquette de favori, après sa médaille de bronze acquise l’an passé et sa progression sur la scène internationale. Face à Brice Ollivier, ancien médaillé cadet sur le Vieux Continent, Adrien Mattenet a dû ranger sa raquette après sept manches d’un match sous tension. "Je ne l’avais jamais perdu jusqu’à présent, souriait Brice Olivier, un brin revanchard. Je l’ai bien joué tactiquement et pris à la gorge pour l’empêcher de développer son jeu. J’ai réalisé une bonne saison à la Romagne, c’est donc un résultat dans la continuité." Il défiera demain Damien Eloi, tête de série n°1 et qui a le mieux négocié sa journée. Il sera l’homme à battre demain d’autant qu’il fait l’impasse sur le double ce qui peut compter dans une journée si dense.
D’un duel de Franciliens, c’est le Dyonisien Cédric Mirault qui a battu le jeune isséen Le Breton. Legoût battait son ex-coéquipier en double à l’époque où es 2 joueurs évoluaient à Levallois, Rodolphe Desprès. Michel Martinez, souvent cités parmi les favoris, sortait aussi prématurément. C’est Loïc Bobillier qui a été son bourreau dans un match à sens unique pour une victoire 4/1. Bobillier, exilé en Allemagne dans ce qui s’apparente à une petite Pro B, savourait. "J’ai fait un mauvais open des Flandres le week-end passé. En revanche ici les sensations sont là. J’ai eu ma chance au niveau international mais je n’ai pas renoncé. Je sais que je peux faire encore mieux."
Il affrontera demain Emmanuel Lebesson sorti vainqueur d’une jolie partie face à Jérôme Bahuaud qui a remporté la palme du fair-play en contredisant les arbitres… Sur une balle de match en faveur de Lebesson. Un geste plein d’élégance qui a forcé le respect : "Il est super fair-play, c’est à lui qu’il faut tirer un coup de chapeau, dira Lebesson déjà tourné vers les quarts de finalet et son duel face à Bobillier. Patrick Chila, malmené par le Chartrain Provost est en quarts là où selon lui, le tournoi débute… Il retrouvera celui qu’il avait battu en finale à Orléans en 2007, Dorin Calus. Ce dernier a écarté un ancien champion de France, Sébastien Jover. Ce dernier, avec Phung a aussi été sorti du double où il nourrissait quelques espoirs.
En double, les tenants Lebesson-Matetnet sont en lice pour défendre leur titre face à des paires toutes solides, Legoût-Martinez, Chila-Varin et les sympathiques mais redoutables "Roumains" Filimom-Calus.
Poules féminines
1. Abbat N°95 / Cresson N°233
2. Nivelle N°102 / Noyer N°187 / Andorin N°232
3. Blanco N°93 / Duron N°243 / Verney N°144
4. Lengert N°124 / Gasnier N°154 / Clairand (cl 25)
5. Bocquier N°242 / Perrin (cl 30) / Gendronneau N°204
6. Dessaint N°83 / Salmon N°179 / Labarthe N°252
7. Saul N°114 / Giraud c N°106 / Alnot Capucine N°177
8. Lennon N°79 / Giraud m N°155 / Fournier (cl 25)
9. Chung N°85 / Loeuillette N°130 / Vancamberg N°161
10. Brunet N°105 / Guittet N°174 / Quelen (cl 25)
11. Pang N°160 / Ebner N°160 / Legay N°169
12. Vincent (cl 25) / Chatenay N°99 / Remaud (cl 25)
13. Nunez Dirment N°121 / Sanchez N°132 / Ehret N°274
14. Jacquot N°170 / Schreck N°147 / Schaeffer N°202
15. Jean N°139 / Leloup N°109 / Arguelles N°158
16. Leveque N°167 / Pavot N°112 / Lesueur N°110
Poules Masculines
1. Remy N°71 / Lezin N°215
2. Bahuaud N°59 / Maillard N°207
3. Dairon N°357 / Pietropaoli N°101
4. Samouillan N°119 / Lepage N°202 / Robinot N°264
5. Molin N°219 / Hergault N°109 / Lavergne N°248
6. Gaudelas N°107 / Jean guill. N°240 / Rivoal N°213
7. Elensky N°74 / Le Breton N°142 / Serisier N°267
8. Besozzi N°157 / Diaw N°300 / Fondin N°549
9. Duranspahic N°100 / Roucher N°395 / Brosson N°532
10. Devaux N°120 / Jean grég. N°308 / Surand N°269
11. Baubet N°88 / Fernand N°231 / Pauly N°153
12. Debruyères N°141 / Bezard N°123 / Dhotel N°329
13. Lo N°67 / Breut N°172 / Pantelimon N°165
14. Bouriah N°252 / Drop N°115 / Varlet N°312
15. Durand N°75 / Quentel N°69 / Le Guen N°121
16. Reiland N°82 / Provost N°77 / Maillot N°844


